coelacanthe

COELACANTHE

Véritable emblême des Comores...

 

 

 

 

Classification

Règne animalia

Embranchement chordata

Sous embranchement vertebrata

classe sarcopterygii

Sous classe

coelacanthimorpha

Latimeria chalumnae                        Ordre

                                                   coelacanthiformes

 

 

Les cœlacanthes (pron. /selakɑ̃t/ ; sous classe Coelacanthimorpha ou ordre Coelacanthiformes) forment un groupe de poissons crossoptérygiens. Ils font donc partie des vertébrés sarcoptérygiens non tétrapodes. Il en existe de nombreux fossiles et deux espèces vivantes connues du genre Latimeria. Ils n'ont que peu évolué morphologiquement depuis 350 millions d'années et ressemblent aux ancêtres aquatiques des vertébrés terrestres. Ils possèdent une poche de gaz avec des parois épaisses qui pourrait être le vestige d'un poumon ancestral. Cette caractéristique, ainsi que la forme et le mouvement de ses nageoires l'ont souvent vu élevé au rang de forme panchronique ou de forme traditionelle.
Les espèces encore existantes de ces poissons sont menacées d'extinction.

 

Du fossile au spécimen

Les cœlacanthes, bien qu'ils soient aujourd'hui représentés par deux espèces vivantes, ne furent longtemps connus que comme un groupe de spécimens fossiles largement représentés dans les alluvions du Dévonien au Crétacé, avec une apparente extinction à la fin de l'ère secondaire. La découverte des premiers fossiles fut l’œuvre de l'ichtyologue Louis Agassiz, alors professeur à l’Université de Neuchâtel, en 1832. Agassiz avait su le premier tirer parti des schistes ardoisiers du canton de Glaris et des calcaires fossilifères de Monte Bolca : dès 1829, il projeta de publier ses conclusions dans « Recherches sur les poissons fossiles » (paru en cinq volumes entre 1833 et 1843), où les cœlacanthérés sont mentionnés pour la première fois.

Aussi la surprise ne fut-elle pas mince lorsqu'en 1938 l’ornithologue sud-africaine Marjorie Courtenay-Latimer (1907 - 2004 ) annonça la découverte d’un cœlacanthe vivant. Le 22 décembre 1938 elle avait reçu un appel téléphonique lui indiquant qu'un pêcheur actif dans l'estuaire de la Chalumna River, Hendrik Goosen, venait de remonter dans ses filets un poisson de type inconnu. Elle emporta la prise au musée d’East London afin de l’étudier et de l'identifier mais, ne le trouvant dans aucun de ses ouvrages, elle fit naturaliser l’animal et contacta l’ichtyologue James L. Brierley-Smith (1897-1968) qui y vit un cœlacanthe, connu alors uniquement à l’état de fossile. L’espèce est depuis baptisée Latimeria chalumnæ en l’honneur de Marjorie Courtenay-Latimer et des eaux dans lesquelles elle a été retrouvée. Il faudra attendre quatorze ans pour qu'un nouveau spécimen soit découvert. Les cœlacanthes sont peut-être l'exemple le plus fameux de « taxon Lazare ».

On lit souvent que les cœlacanthes ont subsisté sans modification biologique pendant des millions d'années, mais à vrai dire les deux espèces modernes (et même leur genre) ne sont pas représentées dans les strates fossiles de l'ère secondaire. Cela dit, il est bien exact que certaines espèces disparues, particulièrement celles des fossiles de coelacanthe les plus tardifs, à savoir le genre Macropoma du Crétacé, ressemblent beaucoup aux espèces modernes. L'explication la plus plausible de cette lacune évolutive est la disparition de ce poisson des lagunes. D’autre part, les fossiles des grands fonds marins sont rarement formés dans les strates où les paléontologues peuvent les mettre au jour, ce qui donne l'illusion que ces espèces des grandes profondeurs n'existaient pas autrefois : cette hypothèse est toujours à l'étude.

 

Anatomie

 

 

 

 

 

Les cœlacanthes sont des poissons à nageaoires charnues dont les nageoires pectorales et anale se rattachent au corps par des appendices carnés raidis par un os, et dont la queue ou nageoire caudale diphycerque est divisée en trois lobes, le lobe central étant un prolongement du notochorde. Les cœlacanthes ont subi une modification de leurs écailles cosmoïdes, qui sont plus fines que chez les autres poissons. Les cœlacanthes jouissent également d'un organe électro-recepteur appelé rostre à l'avant du crâne, qui joue sans doute un rôle dans la détection de leurs proies. Il pourrait aussi intervenir dans l'équilibre de l'animal, l’écholocation expliquant la locomotion de cet animal.

On sait que les Cœlacanthimorpha, depuis au minimum les Holophagus penicillata du Jurassique, sont ovovivipares.
Par exemple les femelles de Latiméria ne portent que quatre à cinq petits alevins (32,2 cm) et leur gestation pourrait durer près d'un an.

 

Origines

 

Le groupe des actinistiens qui compte les cœlacanthes, est apparu au Dévonien (416 à 359 Ma), pendant l'ère primaire.

Les premiers cœlacanthes connus datent de –410 millions d'années, et sont regroupés au sein du genre Euporosteus. Ce groupe s'est diversifié dans de nombreux différents milieux aquatiques (marin, d'eau chaude, euryhalin et lacustre). C'est au Trias que les archéologues ont répertorié la plus grande diversité d'espèces.

Ils se développèrent jusqu'à atteindre des longueurs de 3 mètres au Crétacé avant de décliner vers la fin de cette période (70 à 60 Ma). Depuis leur apparition jusqu'à aujourd'hui, la morphologie des actinistiens n'a que très peu changé.

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